Avis sur Nicolas Gaiardo : fondateur de la société bulgare Warning Trading

Avis sur Nicolas Gaiardo : fondateur de la société bulgare Warning Trading

15 mai 2020 0 Par Gaetane

Nicolas Gaiardo, ce nom ne vous dit peut-être rien et ce n’est pas plus mal. Il s’est fait timidement connaître auprès de la communauté des traders à travers sa société Net and Law qui édite le site Warning Trading. Gaiardo, autrefois victime d’une escroquerie durant sa courte expérience de trader, s’est converti en lanceur d’alertes. Il prétend désormais mettre au grand jour les machinations des sociétés frauduleuses et aider les opprimés, ayant fait l’objet d’arnaques financières, à récupérer l’argent investi via les services de Broker Défense. Mais que sait-on réellement de ce « trader repenti » ? Qu’en est-il de sa société bulgare, Net and Law ? Sommes-nous en présence d’un justicier altruiste ou d’un manipulateur vénal ?

 

Warning trading: retour sur une société bulgare obscure

 

condamnation nicolas gaiardo Warning Trading est une société fondée par Nicolas Gaiardo suite à ses vicissitudes infructueuses en Trading. Gaiardo, épaulé par une équipe opaque établie à Sofia en Bulgarie, se donnerait pour objectif de récupérer les pertes des investisseurs Forex auprès d’arnaqueurs via sa société Broker defense. Cependant, des investigations menées notamment par le site Déontofi.com, dédié à la déontologie financière, ont révélé dès 2015 certaines incohérences, zones d’ombre et faits obscurs.

 

Depuis 2013, le site Déontofi.com, dirigé par le journaliste Gilles Pouzin, n’a eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme, alertant les épargnants sur les escroqueries en masse rattachées au secteur du Trading Forex. Gilles Pouzin n’est ni un blogueur partial ni un concurrent déloyal mais un journaliste spécialisé dans la dénonciation sourcée et objective de l’industrie d’escroquerie en œuvre dans le Trading. Il travaille pour les plus grands journaux dont le Monde, l’Express, l’Expansion ou encore le Revenu. C’est en partie grâce à lui que les machinations et les prestations tout à fait discutables de Nicolas Gaiardo sont révélées au grand jour.

 

C’est suite à une question qui lui a été posée par un investisseur sur le sérieux du service Warning Trading, édité par Net and Law, que le journaliste a commencé à se pencher sérieusement sur le sujet. Il fut d’abord étonné que ledit service fasse la promotion de croupiers véreux et condamnés par l’AMF. Il émit ensuite de sérieuses réserves sur les méthodes peu scrupuleuses mises au point par l’étrange société bulgare, exempte à l’époque de mentions légales.

 

Depuis, G. Pouzin est continuellement harcelé par N. Gaiardo qui lui intente des procès abusifs à répétition le sommant de retirer ses articles négatifs sur les sociétés qu’il a fondées. Cet acharnement judiciaire qui laisse penser à un bâillonnement nous laisse imaginer que le principal fondateur de Net and Law a bien des choses à dissimuler. Nous avons poussé davantage nos investigations.

 

Que reproche-t-on au site Warning Trading ?

 

Depuis sa création, la société Warning trading traîne plusieurs travers. Lorsqu’on s’y intéresse de plus près, on découvre notamment des questionnements sur les principaux services qu’elle édite :

  • La localisation peu rassurante de Broker defense : le siège social de Broker defense, ses bureaux et ses équipes sont localisés en Bulgarie. Il est bien curieux que des équipes bulgares, prétendument constituées d’avocats et de juristes, se chargent de régler des litiges français sachant que les juridictions des deux pays sont dissemblables et qu’il serait plus judicieux de faire appel à des avocats français expérimentés.
  • Ses méthodes mercantiles et inefficaces : Gaiardo laisse espérer les victimes d’escroqueries financières qu’il est susceptible de récupérer leur argent en les redirigeant vers ses sociétés bulgares et les facturant grassement. Ses méthodes : prélever 20 % des sommes récupérées et facturer l’opération 990 € et ce même lorsque la procédure de restitution de fonds a échouée. De la même manière, son service Check and Pay, édité également par Net and Law , facture les clients crédules pour l’obtention d’informations élémentaires sur les sociétés avec lesquelles une transaction financière est envisagée. Manœuvre foncièrement immorale en ce sens que les informations fournies sont disponibles gratuitement sur Internet. Il suffit pour cela de quelques clics pour y avoir accès.
  • Le principal fondateur condamné : cette information peu reluisante est contraire à la réputation du preux chevalier que tente de se constituer Nicolas Gaiardo met bien à mal son business. En effet, ce dernier tente par tous les moyens, quitte à déployer un impressionnant arsenal juridique, d’étouffer cette affaire. Il est pourtant maintenant porté à la connaissance de tous que N. Gaiardo fut condamné pour escroquerie en bande organisée.